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FRIENDS / Yannick Delplace

Secondnatur : Bonjour Yannick, pouvez-vous décrire en quelques phrases votre parcours et votre activité ?
Yannick Delplace
 : Mon parcours fut jalonné par des rencontres décisives pour ma carrière. Elles ont aussi grandement influencé mon style. Je dois ce que je suis à mon professeur en art floral : Mme Carlier ; ma passion du végétal à mon grand père et Daniel Ost ; mon exubérance à John Galliano et Alexander mac Queen ; enfin mon attachement à la plumasserie à un autre de mes professeurs : Mr. Pilliard.

S.N. : Depuis quand connaissez-vous les fleurs et plantes stabilisées ?
Y.D.
: J’ai appris les bases du métier de fleuriste en CAP avec des fleurs, des feuillages, des plantes vivantes mais aussi avec les fleurs et les feuillages stabilisés; cela fait donc un certain temps, oui, très longtemps en fait.

S.N. : A quelles occasions utilisez-vous ces végétaux ?
Y.D. : J’utilise les végétaux stabilisés dans bien des occasions : les abonnements dont les budgets s’amoindrissent de plus en plus mais pas les exigences ; des parures destinées au mariage comme des broches, des boutonnières ou même le bouquet de mariée. Enfin je les conseille pour des présents fait en clinique lors de naissance, car les fleurs stabilisées se font alors l’échos de souvenirs impérissables.

S.N. : Quels sont selon vous les atouts majeurs des plantes stabilisées ?
Y.D. : Elles sont pour moi une vraie alternative aux plantes artificielles qui font malgré tout assez « plastique ». C’est aussi la possibilité de jouer avec les formes et les textures pour laisser libre court à son imagination et celle de nos clients.

S.N. Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent se lancer ?
Y.D. : 
Je serais de ceux qui pensent qu’il faut travailler les végétaux stabilisés comme on travaille les fleurs fraîches, de façon libre, naturelle et audacieuse car nous disposons aujourd’hui d’une très large gamme de produits aussi bien en couleurs, qu’en formes. On dispose avec ce type de végétaux, d’une multitude de possibilités et des conjugaisons inattendues mais souvent très esthétiques. Pour moi c’est avant tout un sentiment de liberté qui émane de ces merveilles.

S.N. : Quelles comparaisons faites-vous entre le végétal frais et le végétal stabilisé ?
Y.D. :  
Les textures sont les mêmes, le rendu et l’aspect aussi; l’un est éphémère l’autre beaucoup moins. Composer de vraies créations florales avec des végétaux stabilisés nécessite un savoir faire et une technique inaccessible à des personnes qui ne seraient pas qualifiées; d’ou l’intérêt pour notre profession de nous accaparer ce produit et d’en faire un faire valoir de notre profession.

S.N. : En quoi les plantes stabilisées sont-elles écologiques ?
Y.D. :
  C’est à vous de nous le dire car c’est là votre domaine…

S.N. : Les plantes stabilisées sont-elles selon vous un produit d’avenir ?
Y.D. :
 Vous savez, notre métier se bat pour être reconnu métier d’art car il n’a pas d’autre utilité que d’émerveiller par sa matière, sublimer par sa technique et surprendre par son savoir-faire. Sa seule faiblesse, mais qui devrait aussi faire sa force, c’est son côté éphémère. Notre profession possède une part d’artisanat et une part d’art. Le stabilisé nous permet d’explorer cet univers qui était souvent une source de frustration à cause du laps de temps trop court pour être abouti. Le travail du stabilisé nous offre des possibilités infinies : il nous permet de prendre le temps de réaliser une oeuvre artistique non seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi de pouvoir en profiter pleinement, y revenir ou la corriger comme on le ferait pour une toile ou une sculpture. Son avenir est entre nos mains et le notre en partie entre les sienne.

Sites web / / /

villapaiva-fleuriste.com

soiephemere.com

Secondnatur: Hello Yannick, can you describe in a few sentences your career and your activity?
Yannick Delplace: My career was marked by decisive encounters for my career. They also greatly influenced my style. I owe what I am to my professor of floral art: Mme Carlier; My passion for plants to my grandfather and Daniel Ost; My exuberance to John Galliano and Alexander mac Queen; And finally my attachment to the plumassery to another of my professors: Mr. Pilliard.

S.N.: Since when do you know the preserved flowers and plants?
Y.D.: I learned the basics of the florist trade in CAP with flowers, foliage, live plants but also with the preserved flowers and leaves; So it’s been a while, yes, a very long time in fact.

S.N.: On what occasions do you use these plants?
Y.D.: I use preserved plants on many occasions: subscriptions whose budgets are decreasing more and more but not the requirements; Wedding dresses such as brooches, buttonholes or even the bridal bouquet. Finally I advise them for gifts made in clinic at birth, because the preserved flowers are then the echo of memories imperishable.

S.N.: What do you think are the major advantages of preserved plants?
Y.D.: They are for me a real alternative to artificial plants which are still quite « plastic ». It is also the possibility to play with shapes and textures to leave free imagination and that of our customers.

S.N.: What advice would you give to those who wish to start?
Y.D.: I would be among those who think that we need to work the preserved plants as we work the fresh flowers, in a free, natural and bold way, because we have today a very wide range of products in color and forms. With this type of plant, we have a multitude of possibilities and unexpected but often very aesthetic conjugations. For me it is above all a feeling of freedom that emanates from these marvels.

S.N.: What comparisons do you make between the fresh and the preserved flowers, mosses and greeneries?
Y.D.: The textures are the same, rendering and appearance also; one is ephemeral the other much less. Composing with preserved plants real floral creations requires a know-how and a technique inaccessible to people who would not be qualified; hence the interest in our profession to take possession of this product and make it an assertion of our profession.

S.N.: How are preserved plants ecological?
Y.D.: It’s up to you to tell us because this is your own area…

S.N.: Are preserved plants a product for the future?
Y.D.: You know, our trade is fighting to be recognized craft of art because it has no other use to amaze by its material, to sublimate by its technique and to surprise by its know-how, its only weakness but which had also to make its strength is its ephemeral side. Our profession has a share of craftsmanship and a share of art, the preserved one allows us to explore this universe which was often a source of frustration because of the time lag too short to reach it. What is not today the infinite possibilities of taking time to realize « an artistic work » not only for the pleasure of the eyes but with the guarantee of being able to fully enjoy it, return to it or correct it as we would for a canvas or a sculpture. Its future is in our hands and partly in its own.

Websites / / /

villapaiva-fleuriste.com

soiephemere.com


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