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WHAT IS IT ? / Les techniques mixtes et d’avenir | Mixed and future-oriented techniques

Nous allons vous présenter les techniques mixtes et d’avenir connues à ce jour, dans les domaines de la préservation et de la stabilisation.

LES TECHNIQUES MIXTES

On a vu qu’il y avait des techniques qui permettaient la déshydratation, réhydratation, absorption, coloration et parfois tout ça en même temps. Suivant le résultat recherché et en fonction de chaque végétal, il est possible d’utiliser des combinaisons de toutes ces techniques.

Pour vous donner un exemple, la plupart des orchidées vendues sur SecondFlor.com sont déshydratées avec une solution à base d’alcool et réhydratées avec de l’alcool et de la glycérine. Il s’agit de la technique classique de stabilisation des fleurs. Cependant, l’orchidée thaïlandaise de couleur pourpre est déshydratée au gel de silice puis réhydratée uniquement avec de la glycérine. Il n’y a pas d’alcool dans le processus, cela permet de conserver sa couleur d’origine.

Lorsqu’on utilise la technique de stabilisation des fleurs, la phase de déshydratation par immersion va engendrer à la fois la déshydratation mais également la décoloration du végétal. Le fait de le décolorer présente un atout : la couleur ensuite ajoutée lors la stabilisation par immersion sera sublimée.

D’autres techniques existent pour décolorer une plante mais elles sont interdites en Europe. Par exemple l’utilisation du chlore qui présente des risques pour la santé si les vapeurs sont respirées. Quant à la javel, elle agresse le végétal qui va finir par s’effriter.

LES TECHNIQUES D’AVENIR

Pour chaque végétal, il y a des conditions spécifiques de température de l’air, de la solution ainsi que des périodes de stabilisation précises sur des espèces végétales distinctes. Ces formules évoluent en permanence au fur et à mesure que l’on découvre de nouvelles techniques.

Par exemple, on a récemment découvert qu’en augmentant l’acidité de la solution utilisée pour la stabilisation, on permettait à la plante d’être plus gourmande en sève de substitution. On a aussi découvert de nouveaux produits qui vont permettre de stabiliser des végétaux qu’on ne stabilisait pas à l’origine.

De plus, certaines couleurs ne prennent pas lors du processus de stabilisation. En fonction de la couleur de départ du végétal, il y a des pigments qui n’arrivent pas à s’imposer. C’est peut être dû à la chlorophylle ou aux pigments que contient déjà le végétal. Des technologies commencent à être développées afin d’y remédier.  Par exemple, il est possible de laisser le végétal sécher au soleil afin de brûler la chlorophylle et d’éviter ainsi un conflit de pigments. Mais pour que le processus réussisse, il faut un certain taux d’ensoleillement qu’il est encore difficile de prévoir à l’avance.

Ce sont les japonais qui font le plus de recherche et de développement dans le monde pour essayer de stabiliser des plantes qui jusqu’à présent avaient toujours échouées.

Les hollandais, quant à eux, sont en train de développer une technique de stabilisation des fleurs à base de CO². Elle présente l’avantage d’être la seule technologie que l’on puisse mettre en œuvre en Europe, même si la machine nécessaire est pour le moment très chère. Les processus de stabilisation à base d’alcool sont interdits en Europe en raison des contraintes de sécurité très élevées. Les pays qui le pratiquent, tels que la Colombie ou le Kenya, remplissent d’énormes containers d’alcool dans lesquels ils trempent les fleurs.  Si on devait faire de même, les normes de sécurité seraient bien trop contraignantes. En plus de permettre une production locale, cette invention hollandaise réduirait drastiquement les temps de production d’une fleur stabilisée par rapport à ce qui se fait aujourd’hui.

Entre techniques mixtes et techniques d’avenir, le monde du stabilisé n’en est peut-être qu’à ses débuts. Il promet en tout cas de belles avancées dans les années à venir.

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We will present to you the mixed and future techniques known to date, in the fields of preservation and stabilization.

MIXED TECHNIQUES

We saw that there were techniques allowing dehydration, rehydration, absorption, coloration and sometimes all at the same time. Depending on the desired result and function of each plant, it is possible to use combinations of all these techniques. 

To give you an example, most orchids sold on SecondFlor.com are dehydrated with an alcohol-based solution and rehydrated with alcohol and glycerin. This is the classic flower stabilization technique. However, Thai purple orchid is dehydrated with silica gel and then rehydrated only with glycerin. There is no alcohol involvel in the process, in order to preserve its original color.

When using the flower stabilization technique, the dehydration phase by immersion will cause both dehydration and discoloration of the plant. The fact of bleaching it has an advantage: the desired color added during the stabilisation by immersion will be sublimated.

Other techniques exist to bleach a plant but they are prohibited in Europe. For example, the use of chlorine which is too dangerous to breathe. As for bleach, it attacks the plant that will eventually crumble.

TECHNIQUES FOR THE FUTURE

For each plant there is a specific formulation of temperatures, air, solution as well as specific stabilization periods on plant species. These formulas are constantly evolving as new things are discovered.

For example, it has recently been discovered that increasing the acidity of the solution allows the plant to be greedier of substitute sap. We discover new products that will help stabilise plants that were not originally stabilized.

For example, some colors do not take during the process. Depending on the starting colour of the plant, there are pigments that do not succeed in imposing themselves. This may be due to chlorophyll or pigments already in the plant. There are technologies that are beginning to be developed to solve this. For example, it is possible to let the plant dry in the sun to burn the chlorophyll and thus avoid a pigment conflict. But for the process to succeed, you need a certain amount of sunlight that is still difficult to predict in advance.

It is the Japanese who do the most research and development in the world to try to develop new species and succeed in stabilizing plants that until now had always failed.

The Dutch, for their part, are developing a CO²-based flower stabilization technique. It has the advantage of being the only technology that can be implemented in Europe, even if the necessary machine is very expensive at the moment. Alcohol-based stabilisation processes are banned in Europe due to very high safety constraints. The countries that practice it, such as Colombia or Kenya, fill huge containers of alcohol in which they dip flowers. If we were to do the same in Europe, safety standards would be far too stringent. This Dutch invention would drastically reduce the production time of a stabilized flower compared to what is done today.

Between mixed techniques and future ones, the stabilised world is perhaps only at its beginnings. In any case, it promises good progress in the years to come.

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