Ecology

ECOLOGIE / Le Gaspillage des fleurs | The Waste of flowers

 La fleur coupée est un must pour les fleuristes. Pourtant, combien d’entres elles sont produites pour finir à la poubelle ?

Dès la production, un tri est fait. Toutes les fleurs qui sortent de terre ne sont pas propres à la vente. Il en est de même pour les fleurs destinées à la stabilisation. On considère en moyenne qu’une fleur sur 10 ne passe pas l’épreuve du premier tri.

Les fleurs coupées sont mises en paquets puis palettisées en vu d’un premier stockage en container. En provenance d’Amérique du Sud ou d’Afrique, elles sont alors acheminées par transport frigo vers l’Europe. A leur arrivée, elles sont contrôlées. Au moins 10% sont rejetées dès réception car abîmées et donc invendables. Comme on ne peut tout contrôler, il suffit que le contrôleur constate quelques produits non conformes à l’extérieur de la palette pour que celle-ci soit rejetée intégralement.

La quasi intégralité des fleurs mises en stabilisation sont exploitées. Elle peuvent alors être tranquillement emballées puis acheminées vers l’Europe sans conditions spéciales. On pourra même envisager un transport par bateau plutôt que par avion (avec un bilan carbone nettement différent). A l’arrivée, 100% des produits sont exploitables.

Le grossiste cherche à vendre ses produits aux fleuristes. Il faudra également les livrer à ceux qui achètent par correspondance. Pourtant, les grossistes ne vendent pas tout. Les invendus sont jetés. De plus, il y a des pertes durant le transport. Ces fleurs ne seront donc jamais utilisées. A l’inverse, toutes les fleurs stabilisées peuvent être vendues et transportées facilement chez les fleuristes.

Enfin, les fleuristes ne vendent pas tout le frais qu’ils achètent non plus. Par contre, ils peuvent prendre le temps de transformer et vendre leurs fleurs stabilisées.

Produire une fleur demande de l’énergie à la terre. Dommage de la solliciter pour utiliser seulement 4 fleurs sur 10. Alors, pourquoi ne pas la solliciter pour produire une fleur à stabiliser,  durable et sans gaspillage ?

 The cut flower is a must for florists. Yet, how many of them are produced to end up in the trash?

From the production, a sort is made. All the flowers that come out of the ground are not suitable for sale. The same applies to flowers intended for stabilization. On average, one flower in 10 does not pass the test of the first sort.

The cut flowers are packed and then palletized in view of a first container storage. From South America or Africa, they are then transported by refrigerated transport to Europe. Upon arrival, they are checked. At least 10% are rejected on receipt because damaged and therefore unsaleable. Since it is not possible to control everything, it is sufficient for the controller to note that a few products that do not conform to the outside of the pallet for the latter are rejected in their entirety.

Almost all the flowers in stabilization are exploited. They can then be packed peacefully and transported to Europe without special conditions. We can even envisage a transport by boat rather than the plane (with a carbon balance clearly different). On arrival, 100% of the products are exploitable.

The wholesaler wants to sell its products to florists. They will also have to be delivered to those who buy online. Yet wholesalers do not sell everything. The unsold ones are discarded. In addition, there are losses during transport. These flowers will never be used. Conversely, all stabilized flowers can be sold and transported easily to florists.

Finally, the florists doesnt sell all the fresh flowers they buy either. On the other hand, they can take time to transform and sell their preserved flowers.

Producing a flower requires energy to land. Damage to solicit it to use only 4 flowers out of 10. So, why not solicit it to produce a flower to stabilized, durable and no waste?